Ce qui s'appelle rien - La Décombre

J'écris ce billet plus comme un souvenir que comme un article (J'aurais dû l'écrire avant la fin du projet), mais que ce soit passé, futur ou présent, le fait est que c'est arrivé ! Et qui sait, peut-être ce projet en inspirera plus d'un, en ces durs temps de confinement et de distanciation sociale...

Il y a presque un mois déjà, j'ai participer à la lecture publique de l'intégralité des textes de Nathalie Sarraute, avec le collectif artistique La Décombre. Expérience très enrichissante et super le fun ! (Avec, en prime, des organisateurs-créateurs hors pairs motivants et impliqués!)

Nous avons commencer dans un studio de répétition de théâtre, et nous avons finis avec une sorte de représentation "zoom", ou les auditeurs.trices pouvaient aller et venir, faire leurs tâches quotidiennes, tout en écoutant les textes de Nathalie Sarraute (qui sont, à la base, des textes radiophoniques !) J'ai trouver cette idée magique en temps de confinement et je remercie La Décombre pour ces beaux moments !! (ce projet m'a aider à garder la tête froide pendant ma drôle de fin de session à distance)

Je vous laisse un copier-coller de leur description du projet, ainsi qu'une mini vidéo qu'ils ont concoctés afin de donner le ton du projet.

"Nous vous invitons à suivre Sarraute, sur la scène de la conversation. Le drame sarrautien est provoqué par des mots, bien souvent, des mots ordinaires — ils frappent, pénètrent, coupent, entament, s’incrustent, enflent, poussent, gonflent, appuient… une consonne absente, une voyelle qui s’étire un peu trop, un silence suspect risquent à tout moment de déclencher le drame (avant tout, une expérience sensible) que le texte cherche à cerner, sans jamais y arriver tout à fait : chez Sarraute, le mot, c’est l’arme du crime. Il n’y aura que peu à voir, mais on assistera à des événements — événements de langage. ​Dans le « nouveau » monde, où notre expérience du toucher est limitée par l’imposition de mesures de distanciation physique, il semble d’autant plus important de se rappeler que la voix, comme les mains de nos ami.es, autrefois, comporte une dimension tactile : elle fait partie de ce qu’on pourrait appeler le corps affectif, ce corps qui vit, bouge, résonne, par-delà le corps objectif (que l’on peut voir, mais plus toucher). Alors que l’incertitude plane sur nos vies et que nous voudrions, plus que tout, serrer nos proches dans nos bras, n’oublions pas que le corps affectif vibre toujours, lorsque nous parlons. Les textes de Nathalie Sarraute, écrits d’abord pour être entendus, nous invitent à expérimenter et à penser la dimension tactile de la parole, autrement dit, ce qui me touche, derrière ce que j’entends, lorsqu’un autre être me parle." - La Décombre

Pour plus d'informations sur ce projet (entre autres, de magnifiques descriptions et réflexions écrites) et pour en savoir plus sur La Décombre ainsi que leurs autres divers projets artistique, vous pouvez allez sur leur site web, ici : https://www.ladecombre.com/

Ils ont en ce moment plusieurs projets actif en temps de confinement, ça vaut la peine d'aller voir !!

Et rien que pour vous donner le goût, voici comment ils se décrivent sur leur site :

"La Décombre, ou la rencontre improbable, dans un parc qui ne révélera jamais son nom, d’un chercheur d’images, d’une flâneuse désœuvrée et d’un animateur de foules, celui-là, toujours en patins à roulettes à mains nues, propulsés par une fougue endormie tant qu’ils se percevaient comme des entités distinctes, brusquement révélée par la force du nombre ; de leurs mains comédiennes, pianistes et peintres, ils creusent un trou immense, inquiétant ils élaboreront de vastes subterfuges des stratégies insoupçonnées, des configurations irrésistiblesvous ne pourrez que tomberravi.es"

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